Les 196 États signataires de la Convention sur la biodiversité biologique ont convenu de stopper la perte de biodiversité d’ici 2030. Les ministres de l’environnement des États et leurs négociateurs se sont engagés à prendre des « mesures urgentes » pour protéger 30 % de la planète, restaurer 30 % des écosystèmes et doubler ressources pour la protection de la nature d’ici 8 ans.


“L’accord a été adopté”, a déclaré Huang Runqiu, président chinois de la COP15, à Montréal dans la nuit en faisant retentir un coup de marteau.


Après quatre ans de négociations difficiles, dix jours et une nuit de marathon diplomatique, un accord a finalement été trouvé ce lundi 19 décembre au Canada. Ce « pacte de paix avec la nature » appelé « accord Kunming-Montréal » vise à protéger les terres, les océans et les espèces de la pollution, de la dégradation et de la crise climatique.

Le texte adopté répond dans l’ensemble aux attentes, même si des termes ambigus et des formulations vagues peuvent laisser la porte ouverte à des interprétations.
Les négociations patinaient encore samedi 17 décembre, lors de la deuxième plénière. Mais la présidence chinoise, jusque-là critiquée pour son manque d’initiative et de transparence, a pris les devants en présentant dimanche 18 décembre un texte de compromis. Et elle a réussi l’exploit de satisfaire la quasi-totalité des négociateurs.

Mais après les applaudissements qui ont suivi l’accord, il y a eu un moment de tension. La République démocratique du Congo a en effet exprimé son opposition à cet accord en raison de l’absence d’un fonds dédié aux pays du Sud. C’était une des grosses demandes. Ils ont dénoncé un “manque d’ambition” financière alors que la RDC en particulier, et les pays du bassin du Congo, devront dépenser beaucoup d’argent pour protéger la biodiversité dans leurs espaces naturels.


Après plusieurs minutes de pause, le ministre chinois est revenu à la tribune et a fait adopter tous les textes soumis au vote en une poignée de secondes. Le Cameroun a dénoncé un “passage forcé”, comme d’autres délégués. Pourtant, légalement, en l’absence d’objections formelles, l’accord a été adopté, ce qui a été confirmé quelques minutes plus tard par le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité biologique. Les textes contiennent trois décisions majeures, qui sont accompagnées de clauses dynamiques prévoyant des rapports d’avancement réguliers, une première dans ce domaine. Ils sont considérés comme « historiques » par le ministre français de l’Environnement, Christophe Béchu, ainsi que par son homologue canadien, Steven Guilbeault.

« C’est un accord historique car nous fixons un cadre ambitieux, dans lequel rien n’est au rabais, a soutenu Christophe Béchu. Chacun devra désormais prouver qu’il est à la hauteur de ce texte et qu’il ne s’agit pas d’un accord papier, le travail commence. »

La COP15 a également approuvé la création d’une nouvelle branche du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), dédiée à l’application de l’accord Kunming-Montréal : une alternative au fonds séparé que de nombreux pays du Sud espèrent encore obtenir à l’avenir.

Le bilan de cette COP15 est une surprise. La plupart des délégations étaient très pessimistes jusqu’au jeudi 15 décembre, lorsque les ministres de l’environnement de nombreux pays sont arrivés et que des négociations de haut niveau ont commencé. Jugée défaillante dans les premiers jours d’échanges au point que le pays hôte, le Canada, doit prendre le relais dans de nombreux échanges, la présidence chinoise a imposé vendredi son rythme, y compris aux délégations occidentales pourtant rompues aux négociations internationales.

Expulsés de leurs territoires lors de la création d’aires protégées dans de nombreux endroits du monde, les peuples autochtones ont donné la parole lors de cette COP15 à Montréal et ils ont été entendus. La nouvelle feuille de route internationale pour la protection de la biodiversité donne des garanties à ces communautés qui protègent 80% de la biodiversité de la planète.

Billy Omeonga

Billy Omeonga hat einen Abschluss in Journalismus und kreativem Schreiben. Ich habe einen Bachelor of Science in Betriebswirtschaftslehre. Derzeit mache ich einen MBA an der University of the People in den Vereinigten Staaten von Amerika. Ich liebe Aktivitäten, bei denen es um Ideen und kritisches Denken geht. Ich habe eine Leidenschaft für die Natur und den Schutz der Umwelt. Ich glaube an den Schutz unseres Planeten und seiner natürlichen Ressourcen. Ich hasse unehrliche und pessimistische Menschen. Ehrlichkeit ist ein integraler Bestandteil meiner Weltanschauung und ein Wert, an den ich fest glaube. Ich spreche fließend Französisch und Englisch. In meiner Freizeit lese ich gerne und spiele Klavier. Außerdem missbillige ich die Unzuverlässigkeit. Ich bin ein zuverlässiger Mensch, also erwarte ich ein gewisses Maß an Zuverlässigkeit von denen, denen gegenüber ich zuverlässig bin.

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