Les législateurs européens sont parvenus mardi à l’aube à un accord politique sur l’introduction d’une taxe carbone aux frontières, l’un des outils clés de la lutte de l’UE contre le réchauffement climatique. Désormais, avec cette taxe, les industriels qui veulent faire venir des produits étrangers sur le sol européen devront payer le carbone émis lors de leur production. Ce dispositif entrera pleinement en vigueur en 2026 ou 2027.

La taxe carbone sera officiellement appelée « Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ». Il a été présenté par la Commission européenne en juillet 2021, avec pour objectif de taxer les émissions de CO2 liées aux importations d’acier, de ciment, d’engrais, d’aluminium et d’électricité.
Ce mécanisme mettra les industries européennes sur un pied d’égalité avec leurs concurrents étrangers.

Concrètement, les importateurs devront acheter des certificats d’émission sur la base du prix du carbone qu’ils auraient dû payer si les biens avaient été produits dans l’UE. Parce que les entreprises européennes doivent acheter des quotas de CO2 sur le marché européen du carbone lorsqu’elles polluent.
Le dispositif concerne actuellement un nombre limité de secteurs, eux aussi très polluants : la sidérurgie, le ciment, les engrais, l’aluminium, l’électricité et l’hydrogène, ainsi que les produits finis comme la visserie. Une liste de produits destinée à s’étoffer. Les industriels européens ne seront plus tentés de délocaliser, puisque la taxe carbone mettra tous les produits au niveau des prix européens.

Par exemple, pour l’acier produit en Chine, Pékin devra payer la pollution émise lors de l’extraction minière, puis par l’usine et par l’usine électrique qui alimente l’usine. Ce « coût carbone » sera imposé aux importations dans l’UE jugées les plus polluantes.
Le nouveau mécanisme d’ajustement carbone aux frontières doit s’appliquer à partir d’octobre 2023. Dans un premier temps, jusqu’en 2026, les importateurs n’auront qu’à déclarer les émissions de carbone des produits importés.

Le siège de la Commission européenne à Bruxelles (Belgique), le 11 mars 2021.  (ARIS OIKONOMOU / AFP)

L’autre point dur de la négociation concerne les exportations. Le Parlement souhaite que les entreprises qui ont investi dans le “vert” continuent de recevoir des quotas gratuits pour leur production exportée vers des pays tiers qui n’ont pas de tarification du carbone comparable. Sinon, ils perdraient en compétitivité. Toutefois, la Commission considère que cela est contraire aux règles de l’OMC.

L’accord trouvé entre la Commission, les États membres et le Parlement, réunis en trilogue, après de longues discussions nocturnes, ne résout pas toutes les questions épineuses. Les principaux points en suspens, qui dépendent d’un accord sur la réforme du marché du carbone, sont discutés dans un autre trilogue ce week-end. L’ensemble de ces mesures fait partie du vaste arsenal législatif (appelé « Fit for 55 ») en cours de négociation pour permettre à l’UE d’atteindre ses objectifs climatiques : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % à l’horizon 2030 par rapport à 1990 afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.
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Billy Omeonga

Billy Omeonga est diplômé en journalisme et en création littéraire. Je suis titulaire d'une licence en administration des affaires. Je poursuis actuellement un MBA à l'Université du Peuple aux États-Unis d'Amérique. J'aime les activités qui font appel aux idées et à la pensée critique. Je suis passionnée par la nature et la protection de l'environnement. Je crois en la protection de notre planète et de ses ressources naturelles. Je déteste les personnes malhonnêtes et pessimistes. L'honnêteté fait partie intégrante de ma vision du monde et c'est une valeur à laquelle je crois fermement. Je parle couramment le français et l'anglais. Pendant mon temps libre, j'aime lire et jouer du piano. Je désapprouve également le manque de fiabilité. Je suis une personne fiable, et j'attends donc un certain niveau de fiabilité de la part de mes interlocuteurs.

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