Dans une vidéo publiée mardi soir, le défenseur communautaire Mike Morice a annoncé qu’il rejoint le Parti vert du Canada en tant que chef adjoint, s’engageant à utiliser ce rôle pour amplifier les préoccupations économiques et sociales des Canadiens de la classe ouvrière.
Morice a présenté sa nomination comme une opportunité d’attirer l’attention nationale sur des problèmes qui, selon lui, érodent l’accessibilité financière et l’équité dans la vie quotidienne. « Je rejoins le Parti vert du Canada en tant que chef adjoint pour donner une scène nationale aux voix, préoccupations et priorités de notre communauté », a-t-il déclaré.
Critique des détaillants alimentaires et de la richesse des milliardaires
Dans l’annonce, Morice a pointé du doigt le « petit nombre de chaînes d’épicerie » dominant le marché alimentaire canadien — des entreprises qui, a-t-il noté, ont déjà admis une collusion sur les prix. Il a soutenu que ces chaînes « trouvent toutes sortes de raisons pour justifier pourquoi elles continuent d’augmenter les prix à l’avenir », malgré des bénéfices records.
Morice a lié le problème à l’inégalité des richesses au sommet. La plupart des grands détaillants alimentaires, a-t-il dit, sont contrôlés par une poignée de familles ultra-riches, y compris « les 65 milliardaires de ce pays qui ont accumulé plus de richesse que les 5,3 millions de ménages les plus pauvres du Canada réunis ».
Pressions sur le logement et menace de « vidage » des communautés
Morice a averti que la hausse des coûts du logement et de la vie menace la stabilité des communautés de travailleurs. Il a déclaré que les infirmières, enseignants, artisans et autres travailleurs essentiels sont de plus en plus incapables de se permettre de vivre là où ils travaillent.
« Nous risquons de nous vider », a-t-il dit, décrivant un avenir où les travailleurs essentiels sont exclus des communautés qu’ils servent.
Appels à la réforme fiscale et à la fin des subventions aux combustibles fossiles
Présentant le moment comme un tournant, Morice a soutenu que les plus riches du Canada doivent « payer leur juste part ». Il a appelé à mettre fin aux « dizaines de milliards de subventions aux géants des combustibles fossiles étrangers », redirigeant ces fonds vers les services publics et les solutions climatiques.
Morice a souligné que ces subventions pourraient plutôt être investies dans :
- Un transport en commun gratuit et élargi, y compris un service de train GO bidirectionnel toute la journée
- Une construction massive de logements sociaux publics, rappelant comment le Canada construisait autrefois des logements à grande échelle
- L’expansion des soins de santé universels, y compris la couverture des médicaments sur ordonnance et des services de santé mentale
- Le financement des arts et de la culture, garantissant que les communautés reçoivent leur « juste part »
Pauvreté, justice pour les personnes handicapées et action climatique
Morice a également plaidé pour l’élimination de la « pauvreté législative » pour les personnes handicapées — une référence implicite aux programmes fédéraux et provinciaux qui maintiennent les personnes handicapées sous le seuil de pauvreté.
Concernant la crise climatique, il a souligné l’urgence du moment, affirmant que le Canada doit « reconnaître la science et l’urgence de la situation ».
Un rôle de « création de momentum »
Morice a conclu en disant qu’il est « ravi » de voir comment ce nouveau rôle créera des opportunités pour « construire le momentum nécessaire » pour défendre les priorités communautaires au niveau national.
Sa nomination ajoute une autre figure de haut niveau au Parti vert alors qu’il cherche à reconstruire sa présence nationale avant les prochaines élections fédérales.


























