Annamie Paul, chef du parti écologiste canadien, demande que des changements soient apportés à la gestion des établissements de soins de longue durée (SLD) afin de mieux se préparer à de futures crises hygiéniques et d'établir de meilleures normes dans l'ensemble du pays..

Il faut agir maintenant

Les établissements de SLD étaient les zones les plus durement touchées par la pandémie de COVID-19 au Canada. Cette tragédie a mis en lumière la mauvaise gestion des établissements de soins de longue durée au Canada et a indigné les Canadiens dans tout le pays. Dans une déclaration récenteAnnamie Paul mentionne que même si les choses s'améliorent au milieu de la pandémie, le Canada ne devrait pas attendre une autre crise pour mettre en œuvre des changements cruciaux dans ces installations. 

Suite à l'inaction du gouvernement libéral dans ce domaine, Annamie Paul et le Parti Vert du Canada demandent spécifiquement un plan qui améliorerait la gestion des établissements de soins de longue durée et s'éloignerait des pratiques axées sur le profit. Le plan proposé comprend les actions suivantes:

  • Augmenter et stabiliser les effectifs dans les établissements de soins de longue durée et améliorer la formation, la rémunération équitable des travailleurs et les congés de maladie payés ;
  • Retirer les bénéfices des établissements de SLD et réorienter les soins de longue durée vers des modèles de proximité ;
  • Fixer une norme nationale de quatre heures de soins réglementés par jour pour chaque résident de SLD ;
  • Garantir l'accès des familles aux établissements de SLD en toute sécurité ;
  • Investir dans la formation et l'éducation pour soutenir le développement professionnel continu et la spécialisation des travailleurs des SLD ;
  • Mise en œuvre les normes de soins par la responsabilisation et les sanctions, y compris les poursuites pénales ;
  • Réorienter la politique en matière de SLD vers les soins de proximité, tels que les communautés de retraite naturelles, les modèles de cohabitation et les programmes améliorés d'aide à domicile.

Pas une question partisane

Annamie Paul affirme que cette question n'est pas politique, mais qu'il s'agit d'une question de décence humaine élémentaire qui consiste à fournir de meilleurs soins à nos aînés : "Pouvons-nous honnêtement nous considérer comme une société bienveillante si nous ne sommes pas prêts à prendre soin de ceux qui l'ont construite ? Le type d'investissement transformateur dont nous avons besoin aujourd'hui est celui qui garantira que nos aînés, et ceux qui s'en occupent, sont traités de la meilleure façon possible".

En tant que société, le Canada doit faire mieux dans les domaines qui concernent les personnes âgées. Selon Paul, la pandémie a révélé à quel point les personnes âgées ont été mises de côté lors des discussions sur les investissements à long terme et les questions politiques au Canada. 

Cette affirmation est corroborée par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS). L'ICIS a publié une étude récemment, qui présente ses conclusions sur les conditions auxquelles les établissements de soins de longue durée ont été confrontés au cours des six premiers mois de la pandémie. L'étude montre concrètement que les établissements de SLD ont été touchés de manière disproportionnée par la pandémie et qu'ils ont reçu moins de soins médicaux au cours de la première vague de la pandémie que les années précédentes. L'étude de l'ICIS suggère que le Canada a besoin d'un changement structurel dans la manière dont il gère les établissements de SLD. 

Paul échos cette déclaration lorsqu'elle appelle à une révision efficace des pratiques en matière de soins de longue durée : "Nous avons besoin de toute urgence de stratégies à court et à long terme qui adoptent une approche holistique des soins aux personnes âgées au Canada. L'absence d'un plan national et l'insuffisance des investissements dans les SLD dans le budget libéral de 2021 ont été l'une des principales raisons pour lesquelles les Verts ont voté contre. [...] Il est temps de reconnaître que nous avons collectivement, en tant que société, laissé tomber nos plus vulnérables, mais en allant de l'avant, nous ne le ferons pas."

Luis Alvarez

Luis est titulaire d'une licence en développement international et d'une mineure en communication de l'Université McGill. Il est né au Mexique et a immigré au Canada à l'âge de neuf ans. Il est passionné par l'environnement et par les moyens efficaces d'aborder collectivement la question du changement climatique. Pendant son temps libre, Luis aime voyager à travers le Canada pour faire de la randonnée et découvrir ses magnifiques paysages.

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