Les Verts néo-zélandais Te Mātāwaka, Dr Elizabeth Kerekere et Teanau Tuiono ont rencontré les descendants de Rongomaiwahine pour discuter du manque de consultation de RocketLab pendant l’exploitation de leur installation de lancement dans la péninsule de Mahia.1

Teanau Tuiono, le premier député du Parti vert de Nouvelle-Zélande ayant un héritage des îles Cook et des Māori, résume en disant: ” … RocketLab et le gouvernement ont raté la cible dans leur échec d’honorer Te Tiriti o Waitangi “. Le Te Tiriti o Waitangi, ou le Traité de Waitangi, est une série de documents signés entre le peuple Māori de Nouvelle-Zélande et la Couronne britannique qui constitue les fondements de l’obligation légale pour le peuple Māori d’être consulté lors des opérations de Rocketlabs sur le Whenua (Terre Maori).

Tuiono poursuit : “C’est un problème grave que nous traitons lorsque des actionnaires de terres Māori sont oubliés lors des processus de consultation concernant leur whenua…”.

L’installation de lancement RocketLab dans la péninsule de Mahia est en activité depuis la fin de 2016, fonctionnant comme le premier complexe de lancement orbital privé au monde. Ils lancent environ 170 vols par année.2

Installation du laboratoire de fusées située dans la péninsule de Mahia. 2016. Photo : Analyse de l’impact économique du développement d’une industrie des fusées en
Nouvelle-Zélande. 2016

Au cours des opérations, Teanau Tuiono, souligne que la société a donné très peu d’informations aux Māori sur l’utilisation du whenau et il s’efforcera d’obliger le gouvernement à améliorer la transparence.

La porte-parole Māori des Verts, la Dr Elizabeth Kerekere, reconnaît lors de la réunion avec les Rongomaiwahine que les peuples Māori ont remarqué que l’activité récurrente des opérations Rocketlab a fait disparaître les oiseaux locaux et les kaimoana. Cette destruction de l’environnement justifie la réalisation d’études d’impact sur l’environnement afin de mieux protéger les whānua (ancêtres et famille Māori).

L’installation a également contribué à une perception de ségrégation, explique Tuiono, en ayant deux routes séparées pour accéder au whānua, une pour les employés de Rocketlab et une pour les Māori. La route des employés de Rocketlab est une route avec un accès éléctrique bien entretenue tandis que la route des Māoris est un rang en gravier.

En plus de la transparence, la Dr Elizabeth Kerekere conclut que le parti vert soutient l’appel des Māori à réparer cet acte de séparation et “travaillera avec vous (les Rongomaiwahine) pour s’assurer qu’il n’y a pas de portes pour vous séparer et vous isoler de votre propre whenua”.3

Consultez le site des Verts néo-zélandais pour en savoir plus sur les mesures prises pour protéger le Whenau et cliquez ici pour en savoir plus sur le développement de la culture et des traditions Māori en Nouvelle-Zélande.

Joby Moffat

Joby est originaire d'une petite ville du Manitoba, au Canada. Il a déménagé à Winnipeg pour poursuivre son intérêt pour la préservation de la nature dans laquelle il a grandi, et a obtenu une licence en études environnementales avec une mineure en économie. Il est convaincu qu'une politique et une réglementation environnementales efficaces et efficientes sont la clé d'une économie durable sur le plan environnemental et a orienté toutes ses études complémentaires vers la mise en pratique de ce principe. En tant que rédacteur, Joby aime couvrir les relations des partis verts avec le public et les initiatives nouvelles et passionnantes qui sont créées à partir de ces liens.

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