L'UCLouvain a publié ce jeudi les résultats marquants d'une enquête menée en 2022 sur le harcèlement et les agressions sexuelles. L'université souhaitait avoir une vision claire et précise des expériences vécues par ses étudiants, afin de mieux identifier les personnes à risque et d'améliorer les mesures de prévention.
En réponse à cette étude alarmante, les députés Ecolo Rodrigue Demeuse et Margaux De Re demandent au ministre de l'Enseignement supérieur d'intensifier immédiatement les efforts pour lutter contre ce fléau.
L'étude révèle qu'une étudiante sur cinq a été victime d'un viol dans le milieu festif de l'UCLouvain. Le harcèlement sexuel touche 14% de l'ensemble des étudiants. Ces chiffres sont inacceptables ! Ils exigent une action immédiate et efficace de la part de la ministre MR Françoise Bertieaux.

En 2021, à l'initiative d'Ecolo, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté un plan de lutte contre cette violence, assorti de recommandations concrètes. Cependant, le ministre garde une attitude passive et tarde à mettre en œuvre ce plan, surtout face à l'ampleur du problème.

Depuis des mois, Madame Bertieaux se retranche derrière la réalisation d'une étude à l'échelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avant de passer à l'action. Or, nous avons appris ce matin que la présentation de cette étude, initialement prévue le 7 février, a été reportée à une date indéterminée. Nous ne pouvons plus attendre, il est urgent et nécessaire d'apporter une réponse politique.

Les solutions sont déjà connues et votées :

  • Faciliter les signalements : il est impératif de mettre en place un système interne au sein des établissements pour signaler les cas de violence, ainsi qu'un système externe pour tout l'enseignement supérieur, en cas de perte de confiance dans les mécanismes internes.
  • Information, formation et sensibilisation : les établissements d'enseignement supérieur, le personnel et les étudiants doivent être mieux informés, formés et sensibilisés à ces questions. La prévention est la clé pour changer la culture et la perception de ces questions graves.
  • Cadre juridique spécifique : un cadre juridique adapté et renforcé est nécessaire pour offrir une protection accrue aux étudiants. Cela inclut des sanctions claires et des procédures de suivi pour les cas signalés.

"Nous insistons sur l'urgence de ces actions. La sécurité et la dignité des élèves ne peuvent être compromises. Il est de notre devoir collectif de créer un environnement sûr et respectueux pour tous", concluent Margaux De Re et Rodrigue Demeuse.

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