Selon une étude menée par l’ONG Climate Action Tracker (CAT), la Gambie est l’un des pays les plus engagés dans la lutte contre le changement climatique. Selon le rapport, ce pays d’Afrique de l’Ouest, enclavé au Sénégal et bordé par l’océan Atlantique, est celui qui respecte le mieux les engagements de l’Accord de Paris en termes de réduction des émissions de CO2 dans l’atteinte du réchauffement climatique à 1,5°C, d’ici 2030.
Mais malgré ses efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, la Gambie est très menacée. Sa capitale, Banjul, pourrait être inondée si rien n’est fait.

Les autorités du pays tirent la sonnette d’alarme depuis des années. Une délégation gambienne s’est rendue l’an dernier en Écosse à l’ouverture de la COP26 à Glasgow pour appeler les pays riches à respecter leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
“Le changement climatique est un problème majeur en Gambie et la situation ne fait qu’empirer. Et ça se voit : si vous marchez le long de la côte, vous verrez les conséquences de l’érosion côtière”, a déploré Boubou Pathé Diallo qui était l’un des négociateurs gambiens, météorologue et expert sur l’évolution du climat.

Plusieurs actions sont actuellement menées par les autorités pour freiner cette montée des eaux qui ronge progressivement le littoral. Des milliers de cocotiers sont plantés sur les plages, et aussi plusieurs rochers sont empilés le long des complexes hôteliers, pour lutter contre l’érosion des plages.
« Nous plantons 6 000 arbres dont 5 000 cocotiers le long de la côte de Banjul pour protéger la ville de la montée des eaux. Car selon les prévisions des scientifiques, Banjul pourrait être envahie par les eaux autour de 2080, donc le seul moyen de la protéger est de planter ces arbres sur le littoral,” explique Pamadu Lowe, un employé du service jardinage de la mairie de Banjul, la capitale gambienne.
Plusieurs cultures, comme les rizières, sont déjà menacées par cette montée de la mer. C’est le cas le long de la frontière avec le Sénégal, au sud de la Gambie, où l’océan avance inexorablement.
Même si la Gambie est considérée comme l’un des pays les moins polluants, avec une empreinte carbone infime : à peine 0,01 %, loin des 28 % en Chine ou des 14 % aux États-Unis, elle reste paradoxalement, l’un des pays les plus vulnérables aux changement climatique.

“Banjul [Capitale de la Gambie] est située au niveau de la mer, c’est une île entourée d’eau, ce qui la rend particulièrement vulnérable. Banjul peut disparaître. C’est pourquoi, j’appelle les grandes puissances à nous aider, car elles font partie du problème et donc elles doivent faire partie de la solution, car nous voulons que Banjul soit là pour les 100 prochaines années et nous n’y arriverons pas seuls », a plaidé Rohey Malick Lowe, la maire de la ville.

La Gambie prévoit de réduire de moitié ses émissions de CO2 provenant de la riziculture et de l’élevage d’ici 2030. La Gambie vise également à réduire le gaspillage alimentaire et à lancer des projets de reboisement et d’aménagement de parcs éoliens.

Billy Omeonga

Billy Omeonga graduated in Journalism and Creative Writing. I have a Bachelor of Science in Business Administration. I am currently pursuing an MBA at the University of the People in the United States of America. I love activities that involve ideas and critical thinking. I am passionate about nature and protecting the environment. I believe in protecting our planet and its natural resources. I hate dishonest and pessimistic people. Honesty is an integral part of my view of the world and it is a value in which I strongly believe. I speak French and English fluently. In my free time, I like to read and play the piano. Also, I disapprove of the unreliability. I am a reliable person, so I expect a certain level of reliability from those I am reliable to.

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