Un candidat anti-guerre lance un appel national à l’intervention alors que l’exclusion suscite une réaction croissante
Un jour après avoir été exclu de la course à la direction du Nouveau Parti démocratique de 2025, l’auteur et activiste anti-guerre Yves Engler a intensifié la lutte en envoyant une lettre formelle au Conseil fédéral du NPD — le seul organe ayant le pouvoir d’annuler la décision du comité de sélection. La lettre, partagée avec Global Green News, accuse les hauts responsables du parti de « mettre fin à la démocratie au sein du NPD » et exhorte les membres du Conseil à renverser ce qu’il appelle une course à la direction truquée et illégitime.
Le message d’Engler au Conseil fédéral est direct. Il exige l’annulation de sa disqualification, la démission des responsables impliqués dans la décision de sélection, et une restauration complète de la participation démocratique pour les membres de la base. Le ton reflète la frustration d’un candidat exclu malgré le dépassement des exigences de financement, le soutien généralisé des membres, et la défense point par point de ses positions politiques.
« Notre campagne n’a pas l’intention d’accepter la décision de ce tribunal fantoche… Nous combattrons cette décision par tous les moyens à notre disposition. »
Dans sa lettre, Engler accuse le comité de sélection de trois personnes du parti de violer les principes fondamentaux de la justice naturelle. Il note que le comité s’est appuyé sur des allégations anonymes, a refusé de fournir des preuves pour des accusations de « harcèlement », et a même cité un compte d’imposteur évident comme preuve supposée qu’il souhaitait se présenter pour le Parti vert. Pendant ce temps, le Comité de révision — dernier niveau d’appel — a rejeté sa réfutation de 4 500 mots avec une affirmation d’une phrase de son exclusion.
Pour Engler, le message est clair : le processus de sélection n’est pas simplement défectueux, mais une tentative délibérée d’exclure un candidat de gauche, anti-guerre, qui défie l’establishment de la politique étrangère du Canada.
« En choisissant de mettre fin à la démocratie au sein du NPD, vos responsables mettent en péril l’avenir du parti. »
La lettre décrit le concours actuel à la direction comme illégitime, avertissant que tout leader élu par un tel processus manquera de crédibilité. Engler promet que sa campagne ne reculera pas et organisera plutôt un mouvement de protestation à grande échelle tout au long de la course à la direction et jusqu’à la convention du parti. Il a déclaré que son équipe entend faire de l’exclusion un enjeu central pour la base du parti, les activistes, et les membres de gauche qui s’attendent à ce que le NPD reste un mouvement démocratique plutôt qu’une organisation hiérarchique.
« Comprenez que ce concours à la direction sera désormais confronté à une campagne de protestation à grande échelle. »
Engler appelle également les autres candidats à la direction du NPD à prendre position. Il a demandé aux candidats rivaux de suspendre leurs campagnes par solidarité et de refuser de participer à ce qu’il décrit comme un résultat frauduleux et prédéterminé. Bien qu’il reconnaisse que la plupart des candidats sont peu susceptibles de le faire, Engler soutient qu’un véritable leadership progressiste nécessite de rejeter un processus qui réduit au silence les voix dissidentes.
La situation place le Conseil fédéral dans une position cruciale. Bien que rarement utilisé, le Conseil a le pouvoir d’annuler les décisions du comité de sélection. L’appel d’Engler présente ce moment comme un test pour savoir si le NPD embrassera la démocratie interne ou confirmera les craintes que les voix dissidentes de gauche puissent être retirées de la machine du parti avec peu de responsabilité.
« Le Conseil fédéral a le pouvoir d’annuler cette décision… Nous vous suggérons de le faire. »
Les jours à venir révéleront si le Conseil est prêt à intervenir — ou si l’exclusion d’Engler marquera le début d’une confrontation plus large entre l’establishment du NPD et la base activiste du parti. Quel que soit le résultat, Engler a clairement indiqué qu’il entend continuer à contester ce qu’il considère comme la bureaucratisation et la dépolitisation d’un parti qui prétendait autrefois représenter les mouvements sociaux et les voix anti-guerre.


























