L’ouverture de la séance par Brigitte Foppa et Elide Mussner a posé un constat sans appel : la montagne perd sa « magie » sous la pression d’une croissance effrénée. Les débats ont souligné le danger de la monoculture touristique, qui transforme des communautés vivantes en simples décors pour les loisirs urbains. Les Verts plaident pour une culture du travail renouvelée, permettant notamment aux jeunes et aux agriculteurs de montagne de vivre de leur territoire sans être contraints à l’exil ou à l’exploitation intensive.
Biodiversité et économie solidaire
Le panel sur la fragilité écologique a mis en lumière la « disparition silencieuse » des espèces. Au-delà des débats politisés sur les grands prédateurs, les experts ont alerté sur l’urgence de protéger l’écosystème alpin dans sa globalité. La question centrale reste celle de l’échelle : comment transformer les initiatives locales d’économie solidaire en un véritable système régional capable de résister aux pressions du marché ?
Investir dans la transformation, pas dans le passé
L’eurodéputée Cristina Guarda a mis en garde contre une Politique Agricole Commune (PAC) qui financerait encore des modèles obsolètes. Pour les Verts, la protection des Alpes exige que l’économie sache « laisser la nature tranquille » lorsque cela est nécessaire. La conférence s’est conclue sur un appel à l’action collective : face à la crise climatique, le statu quo est une impasse. L’avenir des montagnes appartient à ceux qui sauront allier respect de l’environnement et soin des communautés.


























