Il y a un peu plus d’une semaine, Annamie Paul, une avocate de 47 ans, experte en affaires internationales et entrepreneuse sociale de Toronto, est devenue la toute première chef noire d’un grand parti fédéral canadien dans l’histoire du pays lorsqu’elle a remporté la course à la direction des Verts pour 2020 avec 12,090 voix, battant sept autres candidats.

Dotée de ce que certains considèrent comme des qualifications professionnelles exceptionnelles pour un politicien canadien, elle est titulaire d’une maîtrise en affaires publiques de l’université de Princeton, d’un diplôme de droit de l’université d’Ottawa et elle parle quatre langues. Elle possède une vaste expérience professionnelle dans les affaires internationales, notamment dans la prévention des conflits mondiaux, la Cour Pénale Internationale (CPI) et la mission diplomatique du Canada auprès de l’Union européenne (UE). En outre, elle est la fondatrice et l’ancienne directrice exécutive du Centre canadien pour le leadership politique (CCPL) et la co-fondatrice et co-directrice du Barcelona International Public Policy Hub (BIPP HUB), ainsi que la bénéficiaire de nombreuses bourses et prix.

Sa candidature à la direction du parti a été soutenue par les chefs provinciaux du Parti Vert, comme Sonia Fursteneau en Colombie-Britannique et le Dr Thomas Trappenberg en Nouvelle-Écosse, ainsi que par de nombreuses autres personnalités de la politique canadienne, dont plusieurs anciens candidats à ce poste. La nouvelle de sa victoire a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme sur les médias sociaux.

Annamie Paul prononce son discours de victoire après une victoire historique.

Dans son remarquable discours de victoire de samedi soir, Annamie Paul a décrit le résultat de la course au leadership comme « un moment historique », soulignant l’idée que les Verts montrent la voie dans la politique canadienne et remerciant les personnes sur lesquelles elle s’est tenue ce soir-là, d’Elizabeth May à Jean Augustine et Viola Desmond, pour avoir ouvert les portes de l’inclusion et de la diversité en politique et dans la société en général.

Le soir de sa victoire, elle a notamment promis d’être une voix forte pour les Canadiens en politique et de travailler à faire élire les Verts car elle et son parti savent que « les gens sont mieux au Canada quand il y a plus de membres du Parti Vert qui les représentent ». Dans son discours, elle a également fait référence aux deux défis existentiels de notre temps, la pandémie de Covid-19 et la crise climatique, en demandant aux Canadiens de réfléchir à la question de savoir ce que vaut une vie humaine et en soulignant la nécessité de « faire mieux »

La nouvelle chef du Parti Vert fédéral a également profité de l’occasion pour commenter le travail des autres partis fédéraux confrontés à ces défis sans précédent, en soulignant malheureusement que la plupart des partis « sont simplement à court d’idées et sont intellectuellement épuisés ». Inébranlable et sûrement confiante dans ses capacités et dans l’avenir du Parti Vert dans la politique canadienne, Annamie Paul a affirmé la nécessité d’adapter un parti aux besoins de ce moment, et a promis que le Parti Vert serait le bon parti pour ce moment de l’histoire.

« LE PARTI VERT RESTE LE SEUL À AVOIR UN OBJECTIF ET UN PLAN QUI CORRESPONDENT À LA SCIENCE ET QUI PEUVENT NOUS AMENER LÀ OÙ NOUS DEVONS ÊTRE POUR SAUVER L’AVENIR DE NOTRE PLANÈTE ».

– Annamie Paul, chef du Parti vert du Canada

Alors qu’elle s’efforce de faire des Verts la force la plus diversifiée, la plus démocratique et la plus audacieuse de la politique canadienne, ses politiques vertes s’appuient sur la vision des membres de son parti, les Verts, pour s’attaquer à l’urgence climatique et mettre en place un filet de sécurité sociale afin que chaque personne au Canada ait accès aux services qui sont ses droits fondamentaux. En effet, ses politiques vertes représentent un mélange d’initiatives environnementales et sociales qui comprennent l’accélération de notre transition vers une économie verte, la protection des terres et la conservation de la nature, l’interdiction nationale de la fracturation, ainsi qu’un revenu vital garanti, le démantèlement du racisme systémique dans les services de police et le renforcement des soins de santé.

À l’avenir, Paul se présentera dans la circonscription parlementaire de Toronto Centre lors de l’élection partielle d’octobre qui aura lieu plus tard dans le mois. Elle se présentera pour le même siège qu’elle a perdu lors d’une élection fédérale l’année dernière – où elle a échoué après être arrivée en quatrième position et avoir perdu contre le ministre des finances de l’époque, Bill Morneau, qui a quitté ses fonctions au début de l’année et ne se présente plus cette année.

Natalia Ortiz Peñate

Née et élevée à Madrid, en Espagne, Natalia a déménagé au Canada à l'adolescence pour poursuivre une éducation plus diversifiée et un avenir plus prometteur. Basée à Montréal depuis l'automne 2016, elle est aujourd'hui une fière diplômée de l'Université McGill, titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques et en études du développement international. Au cours de ses études de premier cycle à McGill, elle a développé une passion pour la défense des droits de l'homme et le développement durable. En raison de sa formation en sciences politiques, elle s'intéresse tout autant aux notions de gouvernance mondiale et de diplomatie, et a développé un intérêt particulier pour les domaines de la protection des droits de l'homme, de la lutte contre la pauvreté et du développement international, le tout dans le cadre de la durabilité. Dans un avenir proche, elle aspire à poursuivre ses études et à s'impliquer professionnellement dans la politique mondiale et les affaires internationales afin de contribuer à apporter le changement qu'elle souhaite voir dans le monde.

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Née et élevée à Madrid, en Espagne, Natalia a déménagé au Canada à l'adolescence pour poursuivre une éducation plus diversifiée et un avenir plus prometteur. Basée à Montréal depuis l'automne 2016, elle est aujourd'hui une fière diplômée de l'Université McGill, titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques et en études du développement international. Au cours de ses études de premier cycle à McGill, elle a développé une passion pour la défense des droits de l'homme et le développement durable. En raison de sa formation en sciences politiques, elle s'intéresse tout autant aux notions de gouvernance mondiale et de diplomatie, et a développé un intérêt particulier pour les domaines de la protection des droits de l'homme, de la lutte contre la pauvreté et du développement international, le tout dans le cadre de la durabilité. Dans un avenir proche, elle aspire à poursuivre ses études et à s'impliquer professionnellement dans la politique mondiale et les affaires internationales afin de contribuer à apporter le changement qu'elle souhaite voir dans le monde.

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