BRUXELLES — Alors que des milliers de civils fuient la capitale iranienne, Téhéran, en plein conflit, le parti écologiste flamand (Groen) demande au gouvernement belge la mise en place immédiate d’un système de demande de visa en ligne. Le parti juge « absurde » et mortel d’obliger des personnes à se rendre physiquement dans une ambassade située en zone de guerre.
« Demander aux gens d’affronter la mort »
Selon les réglementations actuelles, toute personne sollicitant un visa humanitaire ou un regroupement familial en Belgique doit se présenter physiquement à l’ambassade de Belgique à Téhéran. Face aux déplacements massifs de population et aux bombardements, le député fédéral Matti Vandemaele appelle à un changement radical de procédure.
« Demander aux gens de se rendre à l’ambassade de Téhéran pour leur demande de visa, c’est leur demander d’affronter la mort », a déclaré M. Vandemaele. « Rendre ces demandes possibles en ligne est le strict minimum que nous puissions faire pour protéger ceux qui tentent d’échapper à la violence. »
Une nécessité juridique et humanitaire
La proposition des Verts se concentre sur deux groupes prioritaires :
- Le regroupement familial : Les partenaires et enfants mineurs de ressortissants belges ayant le droit légal de rejoindre leur famille.
- Les visas humanitaires : Les personnes présentant un risque particulier pour des raisons médicales ou humanitaires extrêmes.
Le parti Groen soutient que l’introduction de la demande devrait toujours être possible par voie numérique. Cette position s’aligne sur la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, qui s’est déjà prononcée contre l’exigence systématique d’une présence physique lors du dépôt de la demande, particulièrement dans des contextes de haute insécurité.
Minimiser les risques en zone de conflit
Si le parti reconnaît qu’une présentation physique peut s’avérer nécessaire à une étape ultérieure de la procédure (pour la vérification des liens familiaux ou l’identification), il insiste pour que ces déplacements soient réduits au strict minimum.
« Nous voulons surtout que ces mouvements soient limités, d’autant plus lorsque les bombes tombent aux alentours de l’ambassade », a conclu Matti Vandemaele.
Les Verts flamands appellent désormais le ministère des Affaires étrangères à moderniser ses services consulaires pour répondre à la réalité du conflit de 2026, afin que la bureaucratie ne devienne pas une condamnation à mort pour ceux qui cherchent refuge.


























