PRAGUE — Le Parti Vert tchèque (Zelení) a publié une condamnation ferme des frappes militaires menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Mettant en garde contre la « normalisation du changement de régime par la force », le parti soutient que l’érosion des règles internationales ne fait qu’inviter à une instabilité mondiale accrue et à une réaction en chaîne de conflits.
Défendre les règles, pas les régimes
Bien que les Verts tchèques restent des critiques féroces du régime iranien — dénonçant ses « violations systématiques des droits de l’homme, la répression des femmes et la persécution de l’opposition » — ils insistent sur le fait que l’intervention militaire est un précédent dangereux.
« Les principes du droit international s’appliquent à tous, ou ils ne s’appliquent à personne », a déclaré le parti. « La protection des droits de l’homme ne doit pas servir de prétexte à une intervention militaire. Un changement politique durable doit venir de la société civile iranienne, et non de missiles étrangers. »
Une critique acerbe de Trump et Netanyahou
Les Verts ont exprimé un profond scepticisme à l’égard des dirigeants à l’origine des frappes. Ils ont décrit Donald Trump et Benjamin Netanyahou comme des dirigeants ayant « fait preuve de mépris pour les règles et les institutions internationales depuis longtemps ».
« De tels leaders ne peuvent être des porteurs crédibles de paix et de démocratie », poursuit le communiqué. Le parti a qualifié les rapports faisant état de victimes civiles, dont des enfants, de « totalement inacceptables », rappelant à la communauté internationale que le respect du droit humanitaire est un minimum absolu, et non une « option facultative ».
Échec intérieur : la réponse du gouvernement tchèque
Le Parti Vert a également pris pour cible la gestion de la crise par le cabinet tchèque, dénonçant la « procédure chaotique » de rapatriement des citoyens tchèques de la région.
La critique nationale des Verts inclut :
- Faiblesse institutionnelle : Le démantèlement de ministères clés a laissé l’État impréparé aux crises de sécurité extérieure.
- Politique à court terme : L’incapacité du gouvernement à renforcer les capacités de défense est mise à nu par l’escalade régionale actuelle.
Le risque pour l’Europe
Zelení a averti que la mise à l’écart des négociations diplomatiques au profit de l’action militaire mènera à une aggravation de la crise et à de « nouvelles vagues de réfugiés qui affecteront également l’Europe ». Ils s’interrogent sur l’absence d’objectif politique clair ou de plan pour protéger les civils d’une guerre régionale plus vaste.
« Normaliser les attaques préventives sans menace imminente documentée est une logique dangereuse », a conclu le parti. « C’est une logique que les puissances autoritaires pourraient finir par utiliser contre l’Europe ou directement contre nous. »


























