Un projet de motion des Verts fédéraux visant à augmenter la taille du Conseil fédéral du Parti vert du Canada (PVC) est actuellement en cours. La motion consiste en une proposition visant à intégrer des voix indigènes au Conseil fédéral du parti, et elle a déjà reçu plusieurs soutiens potentiels de plusieurs sources, dont le Cercle consultatif des peuples indigènes (IPAC).

La motion des Verts visant à accroître la représentation autochtone au Conseil fédéral du PVC cherche à ajouter trois nouveaux sièges au conseil, chacun des trois sièges étant désigné individuellement pour les membres Métis, Inuits et des Premières nations.

L’objectif de cette ambitieuse initiative des Verts est double. D’une part, elle vise à permettre une contribution directe des indigènes au fonctionnement interne du Parti vert du Canada. D’autre part, elle vise à lancer le processus d’une véritable réconciliation en donnant aux peuples autochtones un espace au sein du PVC et en reconnaissant la grande diversité et la variation au sein des communautés autochtones.

Comme le reconnaît le projet de motion, les peuples indigènes ne constituent pas un groupe homogène et il serait impossible “d’attendre d’une seule personne qu’elle représente toutes les perspectives nationales indigènes”, aussi la désignation de trois sièges au Conseil fédéral du PVC pour les membres Métis, Inuits et des Premières nations à titre individuel garantit que chaque nation est prise en considération de manière équitable. En effet, dans leur proposition, les Verts fédéraux considèrent que trois sièges indigènes sont “le nombre minimum de sièges indigènes pouvant être considérés comme représentatifs”.

Comme indiqué dans le projet de motion, chacun de ces groupes autochtones devrait être représenté de manière adéquate au sein du Conseil fédéral du PVC “afin d’améliorer le potentiel des peuples originaux de l’île de la Tortue pour aider le PVC à comprendre les origines écologiques, spirituelles et ancestrales pendant que des décisions sont prises pour optimiser les voies durables vers l’avenir à travers le Canada”.

Le Conseil fédéral est une partie importante de la structure du parti PVC, car il gouverne entre les assemblées générales et s’assure que le parti suit les valeurs vertes et promeut les politiques vertes. L’ajout de ces trois sièges autochtones au conseil renforcerait considérablement la capacité du parti à adopter des approches plus éthiques et plus saines ainsi qu’à créer des espaces plus inclusifs pour discuter des idées et des positions politiques.

Les avantages de ce projet de motion sont considérables et se font attendre depuis longtemps. Si la motion est approuvée, le Conseil fédéral du PVC sera enrichi par la visibilité, la voix et la représentation continues des indigènes. Dans l’ensemble, le Conseil fédéral du PVC estime qu’après la validation de cette motion, le Parti vert sera en mesure de prendre des décisions “plus justes et plus inclusives en reconnaissant les droits inhérents des Métis, des Inuits et des Premières nations au Canada”.

“UNE VÉRITABLE RÉCONCILIATION IMPLIQUE DE DONNER AUX PEUPLES INDIGÈNES LA POSSIBILITÉ DE PARTICIPER À LA GOUVERNANCE CANADIENNE PAR L’INTERMÉDIAIRE DU PARTI VERT DU CANADA”.

– Projet de motion visant à ajouter trois sièges au Conseil fédéral

Les fondements de la motion

La proposition d’ajouter trois sièges autochtones au Conseil fédéral du PVC a été faite conformément à l’engagement du Parti vert fédéral envers la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP par son acronyme en anglais). La déclaration établit un cadre universel de normes minimales pour la survie, la dignité et le bien-être des peuples autochtones du monde entier et elle développe les normes existantes en matière de droits de l’homme et de libertés fondamentales dans la mesure où elles s’appliquent à la situation spécifique des peuples autochtones.

L’article 5 de cette résolution non juridiquement contraignante, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2007, stipule que “les peuples autochtones ont le droit de maintenir et de renforcer leurs institutions politiques, juridiques, économiques, sociales et culturelles distinctes, tout en conservant leur droit de participer pleinement, s’ils le souhaitent, à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’État”.

Bien que le Canada ait été parmi les quatre pays à voter initialement contre l’adoption de cette déclaration avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis; en mai 2016, le Canada est revenu sur sa décision en faveur de l’instrument international le plus complet sur les droits des peuples autochtones. Ainsi, la motion visant à ajouter trois sièges au Conseil fédéral du PVC peut être considérée comme un effort explicite de la part des Verts fédéraux pour respecter cet important instrument d’importance internationale.

En outre, la motion visant à ajouter trois sièges autochtones au Conseil fédéral du PVC cherche à assurer une représentation plus adéquate aux 1,67 million de personnes au Canada qui se sont identifiées comme autochtones en 2016. Dans l’ensemble, la motion des Verts devrait accroître la représentation au sein du Parti vert du Canada et créer un environnement plus inclusif et plus équitable tout en encourageant la véritable réconciliation un geste à la fois.

Sources: https://www.un.org/development/desa/indigenouspeoples/declaration-on-the-rights-of-indigenous-peoples.html, Draft motion to add Indigenous seats to Federal Council.

Natalia Ortiz Peñate

Née et élevée à Madrid, en Espagne, Natalia a déménagé au Canada à l'adolescence pour poursuivre une éducation plus diversifiée et un avenir plus prometteur. Basée à Montréal depuis l'automne 2016, elle est aujourd'hui une fière diplômée de l'Université McGill, titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques et en études du développement international. Au cours de ses études de premier cycle à McGill, elle a développé une passion pour la défense des droits de l'homme et le développement durable. En raison de sa formation en sciences politiques, elle s'intéresse tout autant aux notions de gouvernance mondiale et de diplomatie, et a développé un intérêt particulier pour les domaines de la protection des droits de l'homme, de la lutte contre la pauvreté et du développement international, le tout dans le cadre de la durabilité. Dans un avenir proche, elle aspire à poursuivre ses études et à s'impliquer professionnellement dans la politique mondiale et les affaires internationales afin de contribuer à apporter le changement qu'elle souhaite voir dans le monde.

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