BRUXELLES / LE CAP / CANBERRA – Il y a un quart de siècle, l’adoption de la Charte des Verts mondiaux marquait la naissance d’une vision politique unifiée pour la planète. Aujourd’hui, ce qui était autrefois perçu comme un mouvement de contestation marginal est devenu un acteur incontournable de la gouvernance mondiale. Des conseils municipaux aux coalitions gouvernementales, les Verts ne se contentent plus de dénoncer : ils dirigent.
Une percée transcontinentale
Le bilan de ces deux dernières décennies témoigne d’une maturité politique croissante. En Europe, le mouvement a quitté les bancs de l’opposition pour façonner les agendas nationaux, notamment en Allemagne et en Finlande. Au niveau local, des laboratoires de la transition écologique ont émergé dans des villes comme Grenoble (France) ou Brighton (Royaume-Uni), prouvant l’efficacité des politiques vertes à l’échelle urbaine.
L’influence écologiste s’étend désormais bien au-delà de l’Occident. Dans la région Asie-Pacifique, les Verts sont devenus des partenaires de coalition durables en Nouvelle-Zélande et des arbitres parlementaires décisifs en Australie. Parallèlement, une « force citoyenne » grandissante bouscule les lignes en Corée du Sud et à Taïwan.
De nouveaux bastions en Afrique et aux Amériques
L’un des faits marquants de cette décennie est l’ancrage des Verts dans les pays du Sud. En Afrique, l’élection de pionniers comme le Dr Frank Habineza a ouvert la voie à une nouvelle génération de parlementaires écologistes au Sénégal et au Maroc.
Aux Amériques, la dynamique est tout aussi forte. Si le Canada a consolidé ses assises parlementaires, c’est en Amérique latine — notamment au Brésil, en Colombie et au Chili — que l’écologie politique s’impose désormais comme un rempart essentiel pour la protection de la biodiversité et la justice sociale.
Un rendez-vous historique en 2026
Pour célébrer ce quart de siècle d’action, les Verts mondiaux organisent un événement international les 16 et 17 avril 2026. Ce sommet, qui se tiendra en ligne, sera l’occasion de réaffirmer les principes de la Charte face aux crises climatiques et démocratiques actuelles.
« Les valeurs que nous partageons importent plus que jamais », souligne l’organisation. L’événement est ouvert à tous, sur inscription, marquant une volonté d’ouverture et de mobilisation massive pour les 25 prochaines années.


























