Les Écologistes
Les Écologistes

L’opération aéroterrestre américaine déclenchée sur le sol vénézuélien le 3 janvier 2026 provoque une onde de choc diplomatique au-delà des frontières de l’Amérique latine. En France, le parti « Les Écologistes » est monté au créneau pour dénoncer une intervention jugée illégale et dangereuse pour l’équilibre mondial.

Une opération « sans mandat »

Pour les écologistes français, les motifs invoqués par Washington — une lutte contre le narcotrafic et une prétendue conspiration — ne sauraient masquer l’absence totale de base juridique internationale. Le parti souligne qu’en l’absence d’une autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, cette incursion constitue une « grave violation du droit international ».

« Le respect du droit international ne peut être ni sélectif ni instrumentalisé », martèle le communiqué du mouvement. Pour les Verts, la souveraineté des peuples doit primer sur les velléités d’ingérence unilatérale, quelles que soient les justifications avancées par la Maison-Blanche.

Entre condamnation de Maduro et refus de l’ingérence

Cette prise de position ne vaut pas pour autant blanc-seing pour le pouvoir vénézuélien. Les Écologistes rappellent sans ambiguïté leur condamnation des pratiques de Nicolás Maduro : concentration du pouvoir, répression de l’opposition et atteintes aux droits humains. Ils réaffirment leur soutien au travail de la Cour pénale internationale (CPI), qui enquête depuis 2018 sur des crimes contre l’humanité présumés dans le pays.

Toutefois, le parti insiste : les dérives d’un régime ne justifient pas une agression militaire extérieure. « La défense de la souveraineté implique de s’opposer à toute intervention militaire unilatérale, sans complaisance à l’égard des régimes autoritaires », précise le mouvement.

Un appel à la diplomatie française

Face au risque d’escalade régionale, Les Écologistes exhortent le gouvernement français et ses partenaires européens à sortir de leur silence. Ils réclament une condamnation claire de l’opération américaine et la saisine urgente du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’objectif affiché est d’impulser une « désescalade immédiate » pour favoriser une transition démocratique pacifique, portée par le peuple vénézuélien lui-même, et non dictée par des frappes aériennes étrangères. En ce début d’année 2026, les écologistes entendent rappeler que la force ne peut se substituer au droit dans les relations internationales.