Dans une déclaration officielle signée par son conseiller en communication, Michel Koyakpa Zuakondiri, le ministère condamne vigoureusement ces allégations, qu’il qualifie de « fausses » et « infondées », et destinées à ternir l’image du Ministre.
« Des informations infondées circulent récemment sur les réseaux sociaux », déplore le document, tout en réitérant que les auteurs et les relayeurs de telles accusations sont tenus pénalement responsables.
Le document précise que la FFN, bien qu’étant sous la tutelle du ministère, est une institution publique à gestion indépendante. À ce titre, ses directeurs directs, y compris le président du conseil d’administration, Rigobert Kuta Mwana-Kuta, et le directeur général, Honoré Mulumba Kalala, ont été suspendus pour mauvaise gestion, sur instructions du Premier ministre.
Face à la vague de désinformation, le ministère dénonce une « campagne de dénigrement, de diffamation, de diabolisation et de désinformation » orchestrée par des cercles hostiles à la réforme et à la bonne gouvernance.
Cependant, cette clarification, loin d’apaiser les tensions, a provoqué de vives réactions de la part du public et des observateurs informés. Beaucoup y voient une tentative maladroite de s’exonérer en pointant du doigt des boucs émissaires qui n’étaient en aucun cas impliqués dans les accusations initiales de détournement.
En effet, la correspondance du 13 janvier de la Première ministre Judith Suminwa au ministère de l’Environnement, qui a conduit à la suspension préventive des responsables de la FFN, fait état d’un « climat malsain » au sein de l’institution publique. Elle note des tensions persistantes entre le président du conseil et le PDG de la FFN, mais ne mentionne à aucun moment un quelconque détournement.

Par conséquent, la tentative du Ministre d’État d’imputer les soupçons de détournement à ces deux officiels apparaît, pour beaucoup, comme un écran de fumée. MINETAT Bazaiba devrait adopter une position plus responsable et fournir des éclaircissements bien fondés, au lieu de détourner l’attention.
La question du détournement de fonds destinés à la campagne de reforestation nationale est une question sensible, dans un contexte où le gouvernement prône la transparence et la bonne gouvernance. Le programme Billion Tree, symbole fort de l’engagement environnemental de la RDC, ne peut souffrir d’irrégularités financières sans ternir durablement l’image des institutions impliquées.




























