Pour le sénateur Malcolm Noonan, porte-parole du Parti Vert pour la nature, le patrimoine et l’agriculture, ce rapport met en lumière un manque flagrant d’investissements et de contrôles. « Avec un nombre de cours d’eau en déclin supérieur à ceux qui s’améliorent, il est clair que ce gouvernement échoue à appliquer ses propres plans », a-t-il déclaré.
Le sénateur a également dénoncé le maintien de la dérogation sur les nitrates, affirmant qu’elle repose sur des manœuvres politiques en Europe plutôt que sur des données scientifiques. Selon lui, la situation va s’aggraver en raison des projets gouvernementaux visant à libéraliser la construction de maisons individuelles en milieu rural et à contourner la loi sur le climat pour les infrastructures critiques : « Chaque action de ce gouvernement est une action contre la nature, l’eau et l’environnement. »
Des catastrophes écologiques à répétition
L’absence de vision des ministres concernés est particulièrement pointée du doigt. Deux des plus grandes extinctions massives de poissons de l’histoire de l’État se sont produites sous leur mandat, sans susciter de réponse à la hauteur de l’urgence.
Malcolm Noonan qualifie ce bilan d’embarras international pour l’Irlande, alors que le pays s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne en affichant une prétendue posture de leader sur les questions environnementales.
La feuille de route des Verts pour sauver les cours d’eau
Face à ce constat accablant, le Parti Vert souligne que les solutions existent et sont déjà portées par les initiatives citoyennes locales. Les écologistes proposent un plan d’action immédiat :
- Augmenter massivement les financements pour les fiducies communautaires de protection des bassins versants.
- Soutenir l’agriculture régénérative et déployer des solutions fondées sur la nature.
- Renforcer drastiquement les inspections, l’application des lois et les normes de traitement des eaux usées.
- Établir un plan de sortie définitif de la dérogation sur les nitrates.


























