Les Verts européens réagissent au nouveau certificat vert numérique de l’UE concernant la vaccination de la COVID-19

Avec les ravages que le COVID-19 continue de perpétuer à travers le monde, les activités telles que les voyages ont ralenti de manière drastique. De nombreux pays comme la Grèce, qui comptent sur le tourisme pour alimenter leur économie, ont connu un immense déclin des activités touristiques au cours de la dernière année.

Alors que les mois d’été tant attendus approchent à grands pas, la Commission européenne a voulu relancer le tourisme en offrant aux citoyens un moyen plus efficace de voyager parmi les différents pays de l’Union européenne.

Le 17 mars 2021, la Commission européenne a fait une nouvelle proposition afin de rendre les voyages plus faciles et plus sûrs pour les membres de l’Union européenne : le certificat vert numérique.

Ce document, qui devrait bientôt être disponible pour tous les membres de l’UE en version physique et numérique, permettra aux pays et aux services de sécurité aux frontières d’identifier les personnes :

  • Qui ont reçu un vaccin
  • Qui ont contracté le COVID-19 et qui s’en sont remis
  • Qui ont reçu un résultat négatif à un test de COVID-19

Si ce projet est adopté par le Parlement ainsi que par le Conseil, il devrait être implanté dès juin 2021.

Cette courte vidéo (EN) réalisée par la Commission européenne explique plus en détail ce que nous réserve le certificat vert numérique.

Les co-présidents des Verts européens Ska Keller et Philippe Lamberts ont exprimé leurs pensées et opinions suite à cette proposition de la Commission européenne.

Les principaux éléments qu’ils ont partagés sont principalement des préoccupations concernant la discrimination entre les citoyens européens vaccinés et non vaccinés, la sécurité des données personnelles et la coopération entre les pays membres de l’UE.

Par exemple, les citoyens qui choisissent de ne pas se faire vacciner ou qui ne peuvent pas recevoir le vaccin pour d’autres raisons ne devraient pas recevoir un traitement différent ou inférieur à celui des citoyens qui reçoivent leurs doses. Cela pourrait conduire à de nouvelles formes de discrimination entre différents groupes de personnes.

En ce qui concerne les questions relatives à la sécurité des données, les Verts soulignent qu’étant donné que les tensions sociales sont plus fortes que jamais, les citoyens ne devraient pas avoir à s’inquiéter davantage du traitement de leurs informations privées, d’autant plus que ces informations sont très sensibles.

Les Verts attirent également l’attention sur l’utilité d’un « un passeport vaccinal ». Malgré les progrès incroyables réalisés par la science et la médecine au cours de l’année écoulée, il existe encore de nombreuses incertitudes quant à la corrélation entre les infections à la COVID-19 et l’immunité. Il n’y a aucune garantie que le fait de contracter la COVID-19 rendra une personne immunisée à l’avenir, ni pour combien de temps cette possible immunité pourra durer.

« … un instrument commun permettant de connaître la situation d’une personne en termes de vaccination, de test ou de guérison d’une infection à coronavirus peut s’avérer utile. Mais il ne devrait pas entraîner de discrimination en matière de libre circulation entre ceux qui ont été vaccinés et ceux qui ne l’ont pas encore été, ne peuvent pas l’être ou ont choisi de ne pas l’être, en particulier parce que nous n’avons pas encore de preuves concluantes que la vaccination réduit fortement le potentiel de contamination des personnes vaccinées. »

Philippe Lamberts, co-président des Verts européens

Une fois encore, les Verts notent que cette nouvelle proposition ramène la question de l’accessibilité des vaccins. Afin de vacciner le plus grand nombre possible de personnes au sein de l’UE, les vaccins doivent être distribués de manière égale et équitable afin d’éviter d’importantes lacunes au sein de la population. Les pays membres de l’UE doivent collaborer et trouver des moyens de travailler ensemble afin de s’attaquer à ce problème urgent.

Athena Banis

Athena est une étudiante de deuxième année à l'Université Concordia à Montréal, où elle prépare un baccalauréat spécialisé en sciences politiques. Elle est passionnée par les relations internationales, la lutte contre les problèmes sociaux et la défense des droits de la personne. Lorsqu'elle n'est pas en train d'écrire, vous pouvez la trouver en train de rattraper sa liste de lecture et de siroter une bonne tasse de thé.

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