Nicolas Maduro
Nicolas Maduro

Bruxelles, le 03 janvier 2026 – Le Parti vert européen sort du silence. Inquiets par les récents développements militaires et politiques au Venezuela, les leaders écologistes ont fermement rappelé que la force ne peut se substituer à la légalité internationale. Pour Vula Tsetsi et Ciarán Cuffe, l’ingérence armée extérieure ne fera qu’aggraver une crise humanitaire et politique déjà dévastatrice.

Un refus du « deux poids, deux mesures »

Les coprésidents ne mâchent pas leurs mots à l’égard de l’administration américaine : « Nous condamnons fermement toute intervention militaire extérieure ou action coercitive, y compris celles des États-Unis, qui déstabilisent davantage le pays et la région sans mandat de l’ONU », ont-ils déclaré.

Pour les Verts, la cohérence diplomatique de l’Union européenne est en jeu. Ils appellent Bruxelles à rejeter toute politique du « deux poids, deux mesures » et à exiger que chaque action entreprise sur la scène internationale respecte scrupuleusement l’autorité des Nations Unies.

Entre dérive autoritaire et souveraineté

L’analyse des Verts est nuancée : s’ils s’opposent à l’interventionnisme de Washington, ils ne cautionnent pas pour autant la situation interne au Venezuela. Ils rappellent que le peuple vénézuélien est pris en étau entre « les pratiques autoritaires et la répression politique » du gouvernement actuel et les pressions étrangères.

« Toute détention d’acteurs politiques ou restriction des libertés fondamentales doit impérativement respecter les droits humains », martèlent-ils, soulignant l’érosion continue des institutions démocratiques dans le pays.

La voie d’une transition souveraine

Selon le Parti vert européen, la solution ne viendra ni des armes, ni de l’extérieur. La seule issue viable repose sur un processus de transition pacifique mené par les Vénézuéliens eux-mêmes.

« La seule voie durable est une transition démocratique fondée sur des élections libres et équitables et un dialogue inclusif », concluent Vula Tsetsi et Ciarán Cuffe. Ils pressent la communauté internationale de privilégier le soutien diplomatique et le respect des droits de l’homme plutôt que l’escalade militaire.